Le panneau M12 autorise les cyclistes à franchir certains feux rouges en cédant le passage.
- Ce panneau triangulaire jaune avec pictogramme de vélo indique par des flèches les directions autorisées sous les feux tricolores
- Depuis mars 2024, les trottinettes électriques et EDPM peuvent également utiliser ce dispositif, considérés comme des cyclistes
- Sept configurations différentes existent (gauche, droite, tout droit ou combinaisons) pour s’adapter aux intersections
- L’étude CEREMA 2023 confirme l’absence de risque accru : 60% des usagers comprennent le fonctionnement, sans augmentation des infractions
- Dispositif européen déployé aux Pays-Bas depuis 1990, en Belgique depuis 2012 et en Suisse depuis 2021
Nous observons aujourd’hui une multiplication des panneaux triangulaires jaunes sous les feux tricolores dans nos agglomérations. Cette signalisation particulière, identifiée comme panneau M12, transforme la manière dont nous abordons les intersections à vélo. Il s’agit d’un dispositif réglementaire qui autorise les cyclistes à franchir un feu rouge sous certaines conditions strictes, transformant ainsi le signal lumineux en simple cédez-le-passage pour les utilisateurs de bicyclettes.
Reconnaissable à sa forme triangulaire inversée avec un rebord rouge et un pictogramme de vélo jaune, ce panneau indique par une ou plusieurs flèches les directions autorisées. Installé systématiquement sous un signal lumineux tricolore, il demande aux cyclistes d’évaluer personnellement le danger avant de s’engager. L’étude du CEREMA menée en 2023 dans la métropole lyonnaise révèle que 60% des usagers comprennent pleinement le fonctionnement de cette signalisation, bien que seulement la moitié des cyclistes remarquent réellement sa présence après avoir franchi les carrefours.
Fonctionnement réglementaire du cédez-le-passage cycliste
Le Code de la route définit depuis 1967 les conditions d’utilisation du panneau M12. Cette réglementation stipule que lorsqu’un signal lumineux impose l’arrêt aux véhicules, les cyclistes peuvent franchir la ligne d’arrêt pour emprunter la direction indiquée en respectant absolument la priorité accordée aux autres usagers. Nous constatons que cette règle simple repose sur un principe fondamental : céder le passage aux piétons et aux véhicules bénéficiant du feu vert.
Que permet le panneau M12 aux cyclistes ?
Le 15 mars 2024, une évolution majeure est intervenue dans l’application de cette signalisation. L’arrêté de cette date étend désormais l’autorisation aux trottinettes électriques et aux Engins de Déplacement Personnel Motorisés. Cette modification réglementaire reconnaît que ces utilisateurs sont considérés comme des cyclistes pour l’ensemble de la réglementation routière, incluant l’utilisation des pistes cyclables et des itinéraires dédiés.
Sept configurations différentes existent pour répondre aux spécificités de chaque intersection. Nous distinguons le M12g autorisant un virage à gauche, le M12d pour tourner à droite, le M12f permettant d’aller tout droit, ainsi que des combinaisons comme le M12fd, le M12gf, le M12gd et enfin le M12gfd autorisant toutes les directions. Cette variété permet aux collectivités territoriales d’adapter précisément la signalisation aux configurations routières locales. D’ailleurs, comment améliorer sa VO2max en vélo devient plus facile quand nous pouvons maintenir notre rythme grâce à cette signalisation.
Sécurité et impact sur la circulation des deux-roues
Les objectifs de cette signalisation répondent à deux préoccupations majeures en matière de sécurité routière. D’abord, nous constatons que permettre aux cyclistes d’avancer au feu rouge évite les redémarrages simultanés avec les véhicules motorisés qui pourraient ensuite effectuer un virage. Cette situation représente un danger réel puisque la bicyclette peut se retrouver dans l’angle mort d’une voiture ou d’un camion, sans aucune protection physique.
Deuxièmement, cette signalisation facilite considérablement la circulation des vélos dans les environnements urbains congestionnés. Les métropoles comme Paris, Lyon ou Grenoble ont massivement déployé ces dispositifs pour encourager l’usage du vélo. L’avantage est double : gagner du temps et limiter les efforts physiques liés aux arrêts répétés. La vitesse modérée d’approche d’un cycliste à un carrefour lui laisse suffisamment de temps pour apprécier la situation sans imposer d’arrêt obligatoire.
| Aspect évalué | Résultat |
|---|---|
| Détection de la signalisation | 50% des cyclistes remarquent les panneaux |
| Compréhension des règles | 60% des usagers comprennent le fonctionnement |
| Impact sécurité | Aucune dégradation constatée |
| Franchissements non autorisés | Aucune augmentation observée |
L’étude du CEREMA de 2023 apporte des conclusions rassurantes sur la dangerosité de ce dispositif. Les chercheurs n’ont constaté aucun risque accru pour la sécurité lorsque le panneau est utilisé correctement. Mieux encore, l’installation de ces panonceaux n’a entraîné aucune augmentation des franchissements au rouge non autorisés, ce qui confirme que les cyclistes respectent globalement la réglementation.

Déploiement territorial et perspectives internationales
Les collectivités territoriales détiennent la responsabilité de décider localement de l’installation des panneaux M12. Cette décentralisation explique pourquoi nous trouvons une concentration beaucoup plus importante de cette signalisation dans les villes ayant une politique favorable aux mobilités douces. Les services de voirie municipaux, parfois accompagnés d’associations cyclistes, étudient au cas par cas chaque carrefour selon plusieurs critères précis.
Voici les éléments déterminants pour l’installation d’un panneau M12 :
- La covisibilité entre les différents usagers de la route
- L’importance du trafic et les écarts de vitesse moyenne
- La configuration géométrique de l’intersection
- Les trajectoires respectives des véhicules et des cyclistes
Cette signalisation n’est pas une spécificité française. Nos voisins européens ont adopté des dispositifs similaires depuis plusieurs décennies. Les Pays-Bas utilisent ce système depuis les années 1990, la Belgique l’a introduit en 2012 sous les appellations B22 pour tourner à droite et B23 pour aller tout droit, tandis que la Suisse l’a déployé à partir de 2021. Cette convergence européenne valide l’efficacité reconnue de ce dispositif pour améliorer la sécurité et fluidifier la circulation cycliste.
Nous observons malheureusement que ces panneaux sont fréquemment recouverts d’autocollants en centre-ville, leur position basse les rendant accessibles aux passants. Ce vandalisme nuit à la lisibilité de la signalisation et compromet la sécurité qu’elle est censée garantir. Les municipalités peuvent se procurer ces panonceaux auprès de prestataires spécialisés comme WP signalisation, facilitant ainsi leur déploiement rapide sur le territoire. Pour ceux qui utilisent quelle puissance choisir pour votre vélo électrique, cette signalisation permet également de préserver l’autonomie de la batterie en évitant les redémarrages énergivores.
Quiz : Testez vos connaissances sur le panneau M12








